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Le climat ambiant menace Copenhague Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Ecrit par Léa Lejeune, le 23-11-2009 23:38
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Copenhague, photo dDu 7 au 18 décembre 2009, 191 pays devraient se retrouver autour de la table des négociations à Copenhague. Cette réunion sur le climat est l’occasion de penser à l’après Kyoto alors que le protocole expire en 2012. Mais les différentes parties en jeu peinent à s’accorder sur l’idée d’un traité et sur la limitation mesurée des gaz à effets de serre.

 

 L’espoir d’un accord s’amenuise à mesure que la date du sommet de Copenhague sur le climat se rapproche. Du 7 au 18 décembre prochain, 191 chefs d’Etats ou de gouvernements devraient se retrouver dans la capitale Danoise pour la réunion annuelle de l’ONU sur le climat. A première vue, rien de nouveau. Mais cette année est cruciale puisque la feuille de route du sommet de Bali (2006) stipule que cette réunion d’ampleur devrait permettre de renégocier un accord sur le climat, qui remplacera le protocole de Kyoto à son expiration en 2012.

Pour cela, Lars Loekke Rasmussen, le premier ministre Danois, a prévu de recevoir les dirigeants du monde en grande pompe et tente depuis mi-novembre de les responsabiliser : « Votre présence personnelle constituera une contribution cruciale au résultat fructueux » de cette réunion. « Nos efforts communs seront jugés par les citoyens de la planète à la clôture de la conférence le 18 décembre ». Si Rasmussen est un brin alarmiste, c’est – en partie – lié aux déclarations des scientifiques. Rassemblés depuis mars dernier dans la capitale Danoise pour mettre en commun leurs connaissances, des savants du monde entier ont déclaré que « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC* est en train de se réaliser ». Lequel ? « Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles… », ont-ils réaffirmé.


Ceux qui veulent plus…


Une solution coercitive est donc prônée par les plus ambitieux du groupe : les organisations non gouvernementales (ONG) et les pays en développement (PED). Pas d’accord au rabais cette fois. Ils souhaitent faire démarrer une deuxième période d’engagement pour les pays industriels avec des objectifs de réduction ambitieux : entre 16% et 23 % de baisse des gaz à effets de serre rejetés dans l’atmosphère d’ici 2020. Plus encore, les PED et les ONG plaident pour un traité prévoyant un objectif de réduction des émissions des Etats-Unis et aidant par des financements les PED à se mettre au même niveau. Une ambition qui s’inscrit dans le cadre de la convention sur le climat de l’ONU de 1992. Mais qui semble irréalisable. En face, les « industrialisés » soutiennent la rédaction d’une « décision ». En clair, d’un texte juridiquement non contraignant.


…contre ceux qui veulent moins


copenhagueillustrationlea2.jpgLe principe ressemble à un accord à minima. D’autant que sur les objectifs chiffrés et les modalités, les réunions préalables sont déjà l’occasion de grandes disputes. A Barcelone, lors de la dernière session de négociation du 2 au 6 novembre 2009, les pays africains ont claqué la porte. Mis en cause, les pays industrialisés n’iraient pas assez loin dans leurs objectifs. Depuis l'arrivée de Barack Obama au pouvoir, les Etats-Unis admettent de nouveau l’idée d’objectifs chiffrés…mais une baisse de 7% seulement des émissions de gaz à effets de serre d’ici 2012.

Dimanche 15 novembre, lors de la dernière session de négociation à Singapour, les pays d’Asie-Pacifique (Chine, Indonésie, USA…) ont refusé de se fixer des objectifs contraignants avant le sommet. Seule l’Union Européenne fait figure de bon élève. Présente en nombre au sommet de Barcelone, elle est prête à fixer des objectifs alignés sur les attentes des plus raisonnables et à contraindre ses membres à les respecter. Interrogée dans Le Monde, Morgane Créach, directrice du pôle international de l’ONG Réseau action climatique France, résume parfaitement l'atmosphère avant le sommet : « il faudra revoir les ambitions d’ici Copenhague, sinon il n’y aura pas le consensus indispensable à la signature des traités internationaux ». Car l’objectif premier reste bien celui là.


* Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat


Dernière mise à jour: 24-11-2009 00:10

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