| Ecrit par Samia Dechir et Caroline Politi, le 25-03-2009 11:00 |
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Dcap', le service culturel d'Echirolles accompagne les jeunes artistes de la région : Conseil, mise à disposition de matériel et organisation de concerts... Rencontre avec Arnaud de Dcap', et Soundstéréotype, un jeune groupe qui bénéficie de ce service.
Qu’est ce que Dcap’ ?
Arnaud : Dcap est un service municipal qui dépend de la direction des affaires culturelles de la ville d’Echirolles mais on nous confond souvent avec une association parce qu’on a un fonctionnement et une façon d’aborder les choses qui ressemble à celle d’une association. Dans la plupart des villes, ce travail est fait par des associations, c’est assez rare qu’une municipalité essaye d’aider les jeunes artistes.
Quel est le but de Dcap’ ?
A : Le but de Dcap’ est d’accompagner tous les projets culturels – danse, musique, théâtre, expos photos… - des jeunes d’Echirolles et de la région. A l’heure actuelle, on suit entre 15 et 18 projets dans tous les domaines culturels. Nous ne sommes pas une boite de prod’, on a pas pour vocation de rendre professionnels les artistes qu’on suit. La notion de plaisir est vraiment importante. On met, cependant, en place tous les moyens qui sont à notre disposition pour permettre au groupe d’évoluer. Des intervenants extérieurs – tous artistes professionnels - aident les artistes à progresser en leur donnant des conseils. On essaye de s’adapter à chaque groupe pour répondre à leurs besoins : aussi bien ceux qui veulent s’amuser que ceux qui souhaitent devenir professionnel. Parmi les groupes qu’on a suivi, certains, comme Cherche encore ou Malmonde, ont joué au Summum.
Ca existe depuis combien de temps ?
A : Dcap’ a été crée en 2000. A l’origine, c’était la mission culture urbaine qui a été crée en 1998 et après deux ans d’expérimentation et de constat, la municipalité a décidé de formaliser toute l’énergie qui avait été mise dans cette mission en créant un service.
Qu’est ce que ça change de ne pas être une association et de dépendre de la ville ?
A : C’est à la fois plus de moyens, plus de liberté et plus de contraintes. On a toute la légitimité de pouvoir utiliser les moyens, les salles et les techniciens de la ville mais on a aussi des contraintes budgétaires et on ne peut pas, comme le font les associations, faire de la production.
Comment choisissez-vous les artistes que vous accompagnez ?
A : On met un dossier d’accompagnement à disposition de tous les jeunes et on choisit, au vue du projet, ceux qu’on va accompagner. Ce service est surtout à disposition des 15-30 ans mais la moyenne d’âge des groupes qu’on accompagne est de 20-22 ans. Cet accompagnement dure, en général, une année mais il se limite, parfois, à quelques mois voire même quelques semaines.
Une fois que le projet a été accepté, comment se passe le travail de Dcap’ ?
A : Notre travail va du conseil à l’accompagnement des groupes. On met d’abord en place un planning pour instaurer un rythme de répétition. Ensuite, on intervient pour conseiller les jeunes, les aider à palier à certains problèmes… Tous les intervenants qu’on sollicite sont des professionnels. On les aide à trouver un son qui soit vraiment à eux, quelque chose de personnel qui ne soit pas calqué sur autre chose. Ensuite, on essaye de mettre en valeur le travail. On organise des concerts pour faire découvrir les jeunes groupes que l’on suit, des expos photos, des représentations de danse…
Extrait vidéo de l'interview d'Arnaud
Soundstereotype: première scène
Dernière mise à jour: 09-02-2010 10:46
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