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Etudiants face à la crise économique : quelle réalité ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Ecrit par Marianne Davril et Juliette Cottin, le 20-11-2008 20:14
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Index de l'article
Etudiants face à la crise économique : quelle réalité ?
Micro-trottoir auprès des étudiants de l'ESC
Un nouveau prêt étudiant pour faire face à la crise ?

 

La crise a été abordée sous bien des aspects, mais la situation des étudiants est encore peu évoquée. Pourtant, quand on sait que sur les 2,2 millions d’étudiants français, 100 000 ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, soit 650 euros par mois, cela paraît étonnant. Alors la crise a-t-elle de réelles conséquences sur le quotidien des étudiants ? Ont-ils des difficultés à obtenir des prêts bancaires ? Ou s’agit-il d’une précarité structurelle ?

 

Au cours des cinq dernières années, les dépenses obligatoires auxquelles doivent faire face les étudiants, telles que l’inscription, le logement, le restaurant universitaire, ont subi une augmentation de 23 % alors que, sur la période, la progression des bourses universitaires et des allocations logement n’a été que de 10 %. Dès lors, les étudiants doivent trouver de nouveaux financements. Pour la plupart d’entre eux, la solution se trouve auprès des banques. Mais cette année, la crise financière a beaucoup inquiété les français et a eu des répercussions sur les banques. Prêtent-elles toujours et à quelles conditions ?


Les banques face aux étudiants

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Sur le campus grenoblois, les banques prêtent toujours aux étudiants et sous les mêmes conditions. Pour l’agence Grenoble-Campus de la Société Générale, le volume des prêts est d’ailleurs plus important cette année. 80 000 euros de prêts étudiants ont été accordés depuis janvier contre 55 000 euros sur l’année 2006. Pour Guillaume Jacquet, directeur de l’agence : « La procédure d’attribution des prêts étudiants n’a pas changé du fait de la crise.p1010002.jpg

 Les conditions sont toujours les mêmes : on demande à nos clients qu’une personne se porte caution. » De son côté, la Banque Populaire va même plus loin. En partenariat avec le ministère de l’Education de Valérie Pécresse et Cétélem, elle a mis en place un prêt étudiant sans garantie. C’est désormais l’Etat qui se porte caution pour le prêt que contracte l’étudiant. Seul impératif, avoir un projet universitaire défini.


Plus que la crise, une situation structurelle

Récapitulons. Statut-quo du côté des banques et nouveau prêt garanti par l’Etat (avant même le début de la crise), si les étudiants ont plus de difficultés aujourd’hui ce n’est pas à cause de la crise, mais bien d’une situation qui perdure depuis quelques années. Aux agences du campus grenoblois, la Société Générale et la Banque Populaire font le même constat : le volume des prêts a augmenté, mais pour eux, c’est sans lien avec la crise. Pour, « elle n’a pas eu d’impact direct sur les étudiants. Ils n’ont pas plus de difficultés qu’auparavant à joindre les deux bouts. »
Des frais de scolarité toujours plus important, des écoles coûteuses qui se démocratisent (écoles de commerce, écoles de journalisme…), des bourses au montant plafonné ; les étudiants issus des classes moyennes ressentent les effets de l’augmentation du coût de la vie, mais pas plus que le reste des français.


Le cas des étudiants étrangers

En revanche, à la Société Générale, Guillaume Jacquet nous explique qu’il reçoit beaucoup d’étudiants étrangers souhaitant ouvrir un compte en France ou faire un prêt étudiant. Pour eux, il devient plus difficile de trouver un garant et donc d’accéder aux prêts. Si les étudiants étrangers souhaitent emprunter c’est aussi parce que la crise a touché plus durement leur pays : Les banques britanniques, irlandaises et espagnoles, qui avaient déjà des difficultés à accorder des prêts immobiliers doivent maintenant s’occuper des titres « toxiques » qu’elles ont achetés par milliards aux Etats-Unis, tout en affrontant le ralentissement économique dans leur propre pays.


Pour le moment, les étudiants français ne semblent donc pas particulièrement touchés par la crise économique. Mais il est probablement un peu tôt pour tirer des conclusions définitives. Reste à savoir si la France sera plus durement touchée dans les mois qui viennent. La situation pourrait alors devenir plus difficile pour les étudiants.

Page 2 : Les étudiants de l'ESC s'expriment et des détails sur le prêt sans garantie mis en place par Valérie Pécresse.




Dernière mise à jour: 19-01-2010 09:31

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