| Ecrit par Sébastien Letard,
le 07-12-2007 16:59
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Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait annoncé vouloir en finir avec une diplomatie française trop laxiste sur le problème des droits de l'Homme. Six mois après, la nouvelle politique étrangère de la France se dessine. Le pragmatisme l'a emporté. Les droits de l'Homme ne semblent plus être une priorité de la politique étrangère française.
La France sera « du coté des opprimés tout autour du monde, car c’est son histoire ». Au soir de son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy, avait tenu à marquer sa différence avec la politique étrangère complaisante des années Chirac. Bernard Kouchner, apôtre des droits de l’homme et du droit d’ingérence, était nommé au Quai d’Orsay.
Nicolas Sarkozy en visite officielle avec le président gabonais Omar Bongo en mars 2007
Six mois plus tard, on peut se réjouir des succès qu’a connu la diplomatie française. Les plus optimistes parlent d'un retour de la France sur la scène internationale. La diplomatie française montre pourtant un intéret accru pour l'évènementiel, passée des salons feutrés du ministère aux flashs des photographes. Mais qu'en est-il des engagements présidentiels ? Soyons cyniques ! Sept infirmières bulgares, trois journalistes français, peut-être, espérons-le, une otage franco-colombienne et mêmes de nombreux autres dissidents ; autant de réussites. Mais qu’en est-il des milliers de prisonniers politiques des geôles chinoises ? Qu’en est-il des 400 000 morts en Tchétchénie et plus généralement de l’opposition politique au sein de la démocratie poutinienne ? Quelle est la place des droits de l’Homme dans les relations du président de la République avec Omar Bongo, doyen et exemple, s’il en est, parmi les dictatures bananières ? Idriss Déby, Hu Jintao, Muammar Al-Kadhafi ou Hugo Chavez se réjouissent de la politique étrangère de la France. Doit-on s’en féliciter ? Si l’on ne peut nier les avantages d’une politique étrangère qui s’accommode des régimes au rythme des impératifs du jour, ne doit-on pas pour autant regretter le peu de place laissée au droits de l’Homme dans celles-ci ?
Du temps où il était encore candidat, Nicolas Sarkozy avait justifié sa visite au président Bush en répliquant qu’il préférait renforcer le lien transatlantique « que de serrer la main de Poutine ». Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Certes. Mais depuis deux siècles, pour la France, les droits de l’Homme furent bien plus qu’une promesse. Ce fut un principe. La politique étrangère de la France l’a parfois cruellement oublié. A quand la rupture ?
Dernière mise à jour : 11-12-2007 19:13
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étudiant
Ecrit par: Seb (Invité) le 15-05-2008 10:50